Le vidéaste amateur tend son micro au ferrailleur

Yperdriau-ferrailleur

 

 

 

Robert Coudray, poète ferrailleur, et Yves Perdriau, vidéaste amateur, avec le prix qu’il a obtenu pour son documentaire « Quelques baguettes de soudure et un peu d’imagination ». |

Le Chalonnais Yves Perdriau poursuit sa quête de bons sujets à filmer. Son dernier documentaire part même en compétition nationale.

Les gens d’ici Peut-être connaissez-vous Robert Coudray ? Dimanche, ce poète ferrailleur ouvrira au public, à Lizio (Morbihan), les portes de son atelier de constructions et machineries étonnantes. L’an dernier, le cinéma de Chalonnes avait projeté le film qu’il a réalisé, J’demande pas la lune, juste quelques étoiles. Gagné par l’enthousiasme de cet inventeur génial, le Chalonnais Yves Perdriau a décidé d’aller à sa rencontre pour en faire un film. Cet ancien cadre rennais, qui a posé ses valises à Chalonnes voilà une dizaine d’années, a rejoint le club des vidéastes amateurs angevins, le CVA-3e oeil, pour s’adonner à sa passion, avec son épouse Françoise.

Un habitué des prix Depuis, il ne cesse de se faire remarquer et de remporter des prix, avec notamment Ezpeletako Biperra, un documentaire sur le piment d’Espelette, et La Vente des morts (2013), qui se déroule chaque année à Nyoiseau, près de Segré. Avec le film Quelques baguettes de soudure et un peu d’imagination, qu’il vient de réaliser sur l’oeuvre de Robert Coudray, Yves Perdriau a obtenu à Montjean-sur-Loire, le mois dernier, le prix de l’expression libre aux rencontres régionales des vidéastes amateurs. À Chalonnes, on le trouve souvent derrière la caméra pour filmer les grands événements culturels. En septembre 2015, il se rend à Lizio, petite commune bretonne, dans l’idée de rencontrer Robert Coudray et de prendre quelques repères pour tourner un film sur lui. « Reçus à bras ouverts, on a pénétré un univers insensé. Il a un musée étonnant plein de ses créations et machineries musicales réalisées avec des matériaux de récupération. »Arrivé chez lui, il regarde ce qu’il a tourné. « Je me suis dit qu’il y a déjà là de quoi faire un film. » Encouragé et conseillé par ses amis du club, il réalise un petit documentaire de 5 minutes. « Pour moi, ce qui compte, ce n’est pas l’oeuvre achevée mais le chemin qui y mène, rapporte-il. Mon ami Jean-Claude Méchineau m’a dit que j’ai bien fait de ne montrer que les oeuvres de Coudray, avec juste, en voix off, Claude Benhamou, qui dit ses poèmes, plutôt que d’interviewer l’inventeur. » Il décide alors d’emmener le documentaire aux Régionales à Montjean. « Là, contre toute attente, je reçois le prix Expression libre, qui me permet, avec les films de quatre de mes camarades, d’aller au National en septembre à Soulac. » Depuis, il est retourné voir Robert Coudray pour lui donner le film. L’artiste est aux anges : « Vous n’avez pas trahi mon oeuvre ! »

Chalonnes-sur-Loire – Publié le 25/06/2016 à 00:02

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