Soirée de présentation du Pénitent à La Flèche (Sarthe).

Le 4 février dernier, à La Flèche, une belle soirée de débat autour du « Pénitent » avec des spectateurs très intéressés.

Il faut dire que l’article de Ouest-France Sarthe , à lire ci-dessous, était très incitatif :

Le réalisateur Jean-François Goujon présente son film Le pénitent, lundi 4 février, au cinéma Le Kid. Un prêtre convaincu de pédophilie arrive en retraite dans un monastère : comment réagissent ses membres ?

Novembre 2012, au monastère de Préauval. Un prêtre vient passer quelques jours en retraite. Les moines qui l’accueillent sont intrigués par son comportement. Un jour, ils découvrent les vraies raisons de sa présence… Le prêtre est accusé d’actes pédophiles. Dès lors, « ils devront faire face alors à un cas conscience inattendu : la répulsion envers une faute innommable et l’accueil de tout pécheur » , expose Jean-François Goujon, le réalisateur du moyen-métrage Le pénitent .

Jean-François Goujon a toujours été intéressé par le cinéma. Il a d’abord tourné en Super 8 avant de passer à la VHS. Technique dont il est vite revenu car elle ne permet pas le montage. « Or, moi, ce qui m’intéresse dans le cinéma, c’est le montage » , assure-t-il. Dans sa vie professionnelle, Jean-François Goujon a gardé un œil sur la vidéo, « des films de communication, des films d’entreprises ou publicitaires » .

En amateur, Jean-François Goujon a plusieurs courts-métrages à son actif, « beaucoup de policiers », avance-t-il, en avouant son admiration pour les polars des années 1960, signés Verneuil, Melville… Il a également réalisé un long-métrage, en 2009, Une ombre à la fenêtre. En 2015, il reçoit le prix du public au Grand prix des rencontres régionales pour son polar en huis clos La déclaration.

Jean-François Goujon est Angevin, il est membre du club 3e Œil d’Angers. Pour ses films, il fait appel à une troupe de comédiens, Les Arthurs, plutôt habitués au registre comique.

En 2016, le réalisateur lit plusieurs articles qui traitent de la pédophilie au sein de l’église. L’affaire Barbarin éclate. Les films Spotlight ou Grâce à dieu , de François Ozon, sortent sur les écrans. Un article, paru dans un journal catholique, aborde la question sous un angle différent, non plus du point de vue des victimes mais des auteurs, notamment « des prêtres défaillants envoyés en retraite dans des monastères, le temps de se faire oublier ou que le procès a lieu , raconte Jean-François Goujon. Ce qui m’a intéressé, c’est ce tiraillement pour les moines qui accueillent ces prêtres-là, entre la faute commise et le devoir de pardon. »

Un premier lieu de tournage est repéré par l’équipe : « Le curé de la paroisse donne son accord mais attend l’aval de l’évêque d’Angers qui au mot de « pédophilie » refuse » , rapporte Jean-François Goujon.

Pour le scénario et les dialogues, le réalisateur a eu recours à « un prieur d’un monastère cistercien pour la vie monastique, un avocat pour les termes juridiques et une psychologue qui accompagne les enfants victimes et les parents auteurs de violences sexuelles » .

L’’intrigue se déroule en 2012, car « c’est le tournant dans l’institution. Avec l’arrivée du Pape François, la parole s’est un peu libérée » , observe le réalisateur, qui sera présent pour échanger avec le public lors du ciné-débat à La Flèche le 4 février.